Roelly Winklaar : le bodybuilder au flip-back.

Roelly Winklaar est l’un des bodybuilders les plus populaires de notre époque. Il faut dire que sur scène, l’athlète sait y faire : poses créatives, humour et acrobaties sont toujours de mise. Et puis il y a aussi ses mensurations qui ne cessent de grossir, ils lui valent d’ailleurs le surnom de « The Beast« , La Bête en français.

Entre masse musculaire et back-flip, voici la carrière d’un bodybuilder qui garde la tête froide.

Rolly Winklaar

Roelly Winklaar : un accident de voiture et le déclic.

Roelly Winklaar est né le 26 Mars 1977  à Curaçao, l’une des petites îles des Caraïbes autonomes, au sein du royaume des Pays-Bas. Lorsqu’il a quatre ans, son père décède dans un accident de moto. Sa mère décidera de déménager aux Pays-Bas un an plus tard, où il passera la majorité de sa vie.

Pendant son adolescence, Roelly Winklaar pratique la gymnastique, l’acrobatie (où il apprend à réaliser le fameux flip back qui sera sa signature par la suite) et même un peu de football. Il pratique aussi le bodybuilding avec son frère, en tant qu’amateur pendant plusieurs années. Roelly Winklaar n’est pas très haut (1 m 68), cependant sa musculature est naturellement charpentée et robuste. Il remporte ainsi la majorité des compétitions amateurs auxquelles il se présente. Malgré sa facilité innée, Roelly Winklaar ne projette aucune carrière professionnelle dans le monde du bodybuilding.

Et puis un jour, il est victime d’un grave accident de la route. Il frôle la mort et ce sera comme un déclic pour lui. Il réalise qu’il est en train de gaspiller son potentiel. Roelly décide donc de se mettre en marche vers son pass pour une carrière professionnelle : sa carte pro. Roelly Winklaar est alors âgé de 27 ans.

Les débuts de Roelly Winklaar avec Sybil.

Pendant près de 5 ans Roelly Winklaar va s’afférer aux poids lourds dans la salle de musculation. Malgré ses efforts, force est de constater que ses connaissances en terme de bodybuilding sont limitées. S’il veut passer au niveau supérieur, il a besoin suivre un programme spécifique.

Conscient de ses lacunes, il se met à la recherche d’un coach qui saura lui apporter son expérience du métier. Finalement, ce sera une coach. Elle s’appelle Sybil, c’est une ancienne bodybuildeuse et tout le monde aux Pays-Bas la considère comme la meilleure entraîneuse. Elle accepte de l’entraîner et ensemble, ils se mettent au travail. C’est ainsi qu’il remporte son premier vrai challenge : il se classe premier à aux Championnats Arnold Amateur de 2009 et il obtient sa carte pro.

Roelly carrière

Cette victoire conforte le désir de Roelly Winklaar, il continue donc de s’entraîner pour sa prochaine compétition. Il lui faudra un peu moins d’un an pour rempoter son premier trophée en tant que professionnel. Il remporte le New-York pro de 2010 face aux plus grosses pointures du milieu. Cette même année, il décide de se présenter au prestigieux Mr Olympe. Il remportera la 14 ième place. Une place honorable lorsque l’on sait que cette même année se sont présentés des bodybuilders tels que Phil Heath (second) et Kai Greene (septième). Il se place seulement deux rangs derrière Dennis James.

Il acquiert ainsi sa notoriété et le milieu le considère comme l’un des bodybuilders les plus prometteurs de son temps.

Sa carrière pro.

Après avoir remporté la troisième place aux Championnats Pro d’Australie en 2010, Roelly Winklaar continue sa route. Il ne remporte aucun prix mais se place toujours parmi les cinq premiers de sa catégorie. Il est notamment classé troisième aux Championnats d’Europe Arnold en 2012. Par la suite, il se présente de nouveau au titre de Mr Olympe la même année et se place douzième. Des performances qui ne font que prouver sa capacité à progresser.

2013 sera pour Roelly Winklaar l’un de ses meilleures années, et ce, sur tous les plans. Il quitte les Etats-Unis où il avait déménagé au début de sa carrière pour son île d’origine Curaçao. Il justifie son choix par un besoin de se rapprocher de sa famille. Cette année là il se classe septième au titre de Mr Olympe et remporte les Championnats Pro de Chicago. En parallèle, il fait ses débuts sur le tapis rouge avec sa participation au documentaire Generation Iron, un film qui s’intéresse à l’histoire de sept hommes en liste pour le titre de Mr Olympe.

En 2014, il est victime d’un grave accident de moto qui l’empêchera de se présenter à l’Arnold Classic, l’une de ses compétitions favorites.  Mais Roelly Winklaar reprend aussi vite que possible son entraînement. Cette même année, il se présentera aux Wings Of Strenght Pro de Chicago, qu’il remporte. Un an plus tard, il se positionne à la septième place au titre de Mr Olympe.

Les année suivantes Roelly Winklaar poursuit son ascension. En 2018, il remporte l’Arnold Classic d’Australie. Cette même année il réalise sa meilleure performance au titre de Mr Olympe et se classe troisième.

Son entraînement.

Il est difficile de réellement savoir qu’elle est la recette magique de Roelly Winklaar. Une chose est sûre, sa prise de masse musculaire fait parler d’elle sur les réseaux sociaux. Certaines rumeurs parlent d’usage excessif de stéroïdes, d’autres attribuent le muscle au travail acharné du sportif.

Entrainement bodybuilding

Roelly Winklaar dans la salle de musculation.

De son côté, Roelly explique qu’il a tout simplement changé ses méthodes d’entraînement. Bien qu’il soit éternellement reconnaissant à sa coach Sybil, il travaille depuis 2013 en autonomie. Il préfère s’entraîner avec son petit frère, Quincy, également bodybuilder professionnel. Il dit avoir cumulé suffisement d’expérience et de connaissance de soi pour fixer ses propres objectifs. Même si le sportif reconnait qu’il ne suit pas toujours ses propres conseils.

Il se rend en salle de musculation deux fois par jour. Généralement, il travaille les groupes de muscles du bas du corps le matin, et le haut l’après midi.

  • Épaules : il fait 4 séries de 15 répétitions par exercices.
  • Pectoraux : pour chaque exercices, il réalise 6 séries de répétitions alternées décroissantes : 15, 8, 12, 6, 10 et 5.
  • Jambes : il réalise 4 séries de 8 répétitions pour chaque exercice.
  • Dos :  afin d’obtenir une certaine symétrie, il opère de la même façon que pour ses pectoraux. Il réalise donc 6 séries de 15, 8, 12, 6, 10 et 5 répétitions.
  • Abdominaux : 4 séries de 15 répétitions par exercice.

Pour augmenter son volume musculaire, l’athlète explique qu’au lieu d’augmenter le poids soulevé, il a diminué le temps de reprise. Par ailleurs, pour chaque exercices, il prend soin de bien changer le type de prise. De cette manière il s’assure de faire travailler tous les muscles.

Roelly et son assiette.

Bien entendu, cet entraînement va de pair avec un régime adapté. Comme la plupart des sportifs de haut niveau, Roelly prend six repas au cours de la journée :

  • Petit-déjeuner : jus protéiné + muesli + noix
  • Collation : 10 oeufs à la coque + 2 pommes de terre + brocolis
  • Déjeuner : 300 gr de poisson + du riz et des légumes
  • Collation : mélange de protéines spécifique.
  • Dîner : 200 gr de poulet + légumes
  • Collation : jus protéiné + muesli + banane.

Ses mensurations

  • Taille : 1 m 68
  • Poids en compétition : 135 kg
  • Poids hors compétition : 150 kg
  • Tour de cuisses : 71 cm
  • Tour de taille : 89 cm
  • Mollet : 51 cm
  • Cou : 48 cm

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